miércoles, enero 13, 2010

¡ÁNIMO HAITÍ!

1 comentario:

Anónimo dijo...

Primer y último párrafos del reportaje de Annick Cojean para Le Monde titulado " Que nous reste-t-il d'autre que la foi ? Douter reviendrait à nous effondrer d'un coup ". Entendamos lo que podamos entender.

Primero. C'est jour de messe à Port-au-Prince. Mais les cloches de la basilique Notre-Dame ne sonnent plus. Elle n'est plus que gravats. Comme si une bombe avait été larguée du ciel. Comme si le diable, dit la vieille Cécilia, paroissienne de longue date, s'était acharné à la détruire. " Il a réussi en partie, le vicieux ! Les pierres ont enseveli l'intégralité de la chorale Sainte-Cécile qui était en train de répéter. Ils chantaient, tous, si sincères, si vibrants, quand la terre a tremblé ! Et ils sont encore là. Dans le chaos, sous les poutres et la poussière. Personne n'est venu les déterrer. "

Último. Dans le plus grand dépouillement et des paysages d'après-guerre - " Je ne peux m'empêcher de penser à Dresde ", déclarait dimanche un colonel français de la Sécurité civile -, les Haïtiens pansent doucement leurs plaies. Sans trop attendre de l'aide internationale. Près de la cathédrale, un aveugle improvise à la guitare, d'une voix profonde et triste : " Pays cassé, pays fêlé. Mon père mourir, ma mère mourir. Pays qui tremble, pays si tendre. Si dur et si amer, pays qui saigne. " Sans dire un mot, comme pétrifiés, des passants se sont pris la main. Annick Cojean

... Junto a la catedral, un ciego improvisa a la guitarra: 'País roto, país hecho polvo. Mi padre morir, mi madre morir. Ciudad que tiembla, ciudad tan tierna. Tan duro y amargo, país siempre sangrando'. Sin decir una palabra, como petrificados, unos transeúntes se cogen de la mano.


Joven dominico haitiana se peina antes de ser bautizada por el sacerdote belga Pedro Ruquoy en Barahona. Orlando Barría

Gonaives (Haití)

Gonaives (Haití)
A solas con la palabra. Sep 2004